Le déploiement des problèmes personnels sur la place publique

Un individu qui jase et qui raconte ses difficultés à autrui démontre une division dans ses principes, c’est-à-dire qu’il démontre qu’il est incapable de faire le point sur sa propre vie en se basant sur son intelligence créative. Ce dernier cherche des solutions, des attitudes à adopter, ou a simplement besoin de parler de ses tourments pour se soulager psychologiquement, ce qui est très normal à un niveau involutif.

Par contre, l’homme intégral, unifié dans sa lumière, unifié dans ses principes, en harmonie avec son intelligence réelle et objective, n’a pas besoin de soulager sa souffrance en parlant « aux autres », à son entourage, puisqu’il connaît la raison intelligente derrière l’événement, ce qui lui permet de le comprendre et de l’intégrer sur-le-champ. Il reconnaît l’intervention des forces d’ajustement sur sa conscience puisqu’il est en relation avec elles. Sa vie n’est plus vécue de manière psychologique mais plutôt de manière psychique, ce qui veut dire qu’il est capable de ne pas réfléchir l’événementiel de manière psychologique et subjective, de manière qui est basée sur la recherche au travers la matière mémorielle et expérientielle raciale, pour appuyer son action. Il se met plutôt au diapason, ou en contact, avec son intelligence suprême afin d’en comprendre les assises réelles, donc l’importance de l’événement dans le mouvement de sa conscience. Le besoin psychologique de raconter ses problèmes se trouve ainsi éliminé puisque son émotivité n’a pas été touchée par les forces de vie. Sa lumière est descendue dans son mental supérieur – capable d’en soutenir la vibration – d’où l’absence de besoin de réfléchir, donc de raconter.

— Sandra Vimont, 2011


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