L’impact des nouvelles technologies de communication sur l’Homme

L’essence de la technologie dans la vie actuelle de la société est incontournable. Les modes de communication actuels constituent un tournant olympique vers l’accès à l’information rapide. Le cellulaire, le téléphone intelligent et l’accès à l’Internet profitent à la démocratisation de l’information. Par contre, ce virage technologique contient en lui-même autant de leviers évolutifs que divisibles qui, manifestement, exigent de tout individu scient une gestion sans égal.

L’information est sans équivoque en opposition avec le surplus d’information ; les exemples ne manquent pas. Entre autres, un texto de quelques mots qui fait déraper toute une relation parce que le message relève d’un courant émotif imposé par l’ego dans la tête d’un individu. Le message divise alors, car l’intention s’inscrit dans la volonté de générer de l’information, sans nécessairement la gérer. Cette situation n’arrive pas par hasard, car la société actuelle est étonnement dépassée par l’ampleur de la technologie dans le quotidien de chacun. Trop souvent, ce dépassement se résume à une absence d’information réelle pouvant servir la valeur concrète que doit représenter cet outil d’information dans son quotidien. Ce ne sont pas les bonnes intentions qui font de l’individu un être intelligent, mais bien sa vigilance à s’autocensurer.

À juste titre, il apparaît évident que ce ne sera jamais la présence des technologies de communication qui conditionnera un individu à une mauvaise gestion de l’information. L’enjeu divisible se situe plus précisément dans la gestion de l’omniprésence des informations non nécessaires à la psyché de l’individu. La réalité de toujours vouloir être branché sur le monde pour ne rien manquer découle d’une incapacité à vivre sa vie avant de vivre celle des autres. Par exemple, l’élève ou l’étudiant-e en salle de classe n’a pas à être branché sur ce qui se passe à l’extérieur de celle-ci lorsqu’il assiste à un cours. Pourquoi ? Parce qu’il y a un principe de respect qui doit le servir avant toute chose, ce qui, autrement, le forcerait à être à l’extérieur de ce qu’il doit vivre. Certes, le jeune peut dire que le cours est ennuyant. Par contre, il se doit de réaliser que l’autorité sous laquelle relève son attention appartient à celle du professeur. Il doit donc faire preuve de générosité envers celui-ci. Cette générosité lui évitera alors de se sortir psychiquement de la classe et de contrer l’ennui ou l’impression qu’il ne se passe rien dans sa vie. Ainsi amené, il va de soi que la technologie ne doit pas sortir l’Homme de sa relation avec celui qui est devant lui.

Le désir de vouloir être branché sur le monde extérieur est une illusion problématique, car il est facile de déroger au principe du respect lorsque l’on fait intervenir la technologie dans une relation. En outre, la situation dans laquelle des individus font abstraction de la présence de celui qui parle lors d’une réunion au travail s’inscrit nécessairement sous le même principe que l’élève en salle de classe. Qu’il s’agisse d’une réunion plate ou d’un cours plate, la relation d’autorité avec celui qui dirige la conversation ne doit pas être brimée. La gestion de sa présence à écouter l’autre doit être plus grande que le besoin de s’éparpiller, car c’est cela qui amène l’individu à être généreux de ce qu’il est. Par « générosité », on entend le respect de l’autre pour éviter l’éparpillement. En quelque sorte, il va de soi que la volonté de vouloir être en contact avec le reste de la planète ne répond pas à la volonté de gérer sa psyché mais relève d’une insuffisance de balises en soi – balises permettant de gérer adéquatement les innombrables sollicitations externes que suscitent la présence des technologies de communication.

L’individu ne doit pas oublier que la pensée vient d’ailleurs, et ceci est à la base d’une gestion efficace de la technologie car ce savoir permet de repousser tout flux astral qui veut faire passer le respect de l’autre en deuxième. Les outils de la technologie doivent servir l’Homme afin que la démocratisation de l’information soit au centre du développement de la conscience des peuples de la Terre. Mais pour que ce développement s’inscrive dans une liberté évolutive, l’individu doit se poser la question suivante : est-ce vraiment nécessaire ici d’envoyer un texto à Pierre-Jean-Jacques, en pleine salle de cours ?

Visiblement, l’impact de la technologie sur la conscience d’un individu va au-delà de la simple expression qu’on veut être branché. Plus particulièrement, il faut surtout savoir à quoi on est branché si on veut en arriver à gérer la pensée et les informations qui entrent dans notre mental. La gestion de l’information repose donc sur la volonté de l’adolescent de saisir que son cellulaire n’est pas une extension de son identité. Même si plusieurs ados expriment cette réalité à haute voix, il n’en demeure pas moins que l’extension de soi-même ne passe pas par un bidule, mais par la capacité de tout individu à reconnaître en tout temps quel doit être l’apport intelligent et réel de la technologie dans sa vie.

Somme toute, les technologies de communication sont autant une invitation à ne jamais être scient de qui l’on est qu’une autorité pouvant servir à propulser l’éveil de sa psyché à la vie. La société de demain doit donc profiter de l’accès à l’information pour bonifier sa liberté et non la restreindre. De penser qu’il faut être branché pour être intelligent, c’est une information divisible. Ce que l’Homme doit réaliser dans sa vie pour que l’information soit réelle pour son devenir, c’est qu’il est plus utile d’être débranché afin de mieux saisir quand on doit se brancher pour égayer le savoir de se libérer des contraintes d’une surdose inadéquate d’information. Enfin, l’Homme a besoin d’apprendre à relaxer, car c’est cette notion qui fera la différence quand tout ira encore plus vite ; la sphère de la technologie n’est qu’à ses premiers balbutiemments.

— Marc de LaSalle


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